L’objectif scientifique est de rechercher des végétaux adaptés à la phytoremédiation et de décrire leur fonctionnement, de façon à aboutir à une modélisation écophysiologique de leur culture. Il convient en outre de comprendre les interactions entre les polluants et les constituants des sols, de décrire les flux de polluants vers les organes végétaux ainsi que le devenir des polluants organiques dans la rhizosphère. Si ces recherches visent en premier lieu une application en phytoremédiation, elles constituent également une voie pour mieux comprendre la dynamique des polluants dans tout écosystème cultivé. Ce Thème se décline actuellement en deux Sous-Thème
La maîtrise de la phytodégradation comme de la phytoextraction passe par une description des processus impliqués dans biodisponibilité des polluants des sols. Ces processus se déroulent dans la partie du sol sous influence des racines, la rhizosphère. Les conditions physiques, chimiques et biochimiques de la rhizosphère diffèrent de celles du sol non colonisé par les racines du fait de la croissance de celles-ci, de leur prélèvement d’eau et de solutés, de leur respiration et de la rhizodéposition. La rhizosphère est de ce fait caractérisée par une concentration élevée de carbone organique, une forte activité biologique et des variations prononcées de pH et d’humidité.
Les travaux du Sous-Thème II.1 se situent à l’échelle de l’agrégat de terres et de la racine, et prennent en compte des phénomènes physiques, chimiques et biologiques. Ils visent à décrire les mécanismes de la sorption et du passage en solution, du transport, de l’absorption (surtout pour les éléments en traces) et de la dégradation (molécules organiques), en intégrant l’effet des composés carbonés en solution, en particulier des exsudats racinaires. Le but est d’aboutir à
(i) une modélisation des flux d’éléments en traces vers les racines et
(ii) du fonctionnement du réacteur que constitue la rhizosphère vis-à-vis de la dégradation des molécules organiques.
Les résultats de ces recherches, associés aux acquis du Sous-Thème II.1, seront intégrés dans un modèle de culture conçu comme un outil d’ingénierie de la phytoremédiation.